Avec environ 8440km2 de mangroves, essentiellement dans le sud du pays, le Nigeria est le premier pays d’Afrique et le cinquième au monde à abriter ce type d’écosystèmes, véritables réservoirs de biodiversité, selon des données la plateforme de surveillance en ligne des mangroves, Global Mangrove Watch, de2020.
Les mangroves forment un ensemble de végétation qui se développe entre la terre et les eauxet sont essentielles à des milliers d’espèces puisqu’elles constituent des « refuges pour les poissons et les oiseaux » qui viennent « s’y reproduire et nidifier« , explique Ijeoma Vincent-Akpu, professeure d’Ecotoxicologie à l’Université de Port Harcourt.
Outre leur intérêt pour la biodiversité, ainsi que pour l’alimentation des populations localeselles « protègent le littoral contre l’érosion côtière et les tempêtes, surtout en cas d’inondations« , détaille-t-elle, un atout essentiel face au changement climatique.
Mais les mangroves du Nigeria sont confrontées à de multiples dangers liés principalement aux activités humaines, et leur superficie diminue d’année en année. Ce vaste pays d’Afrique de l’Ouest, le plus peuplé du continent, a perdu 161,9km2 de mangroves entre1996 et2020, l’équivalent de plus de 22.500 terrains de football, soit près de 2% de leur surface totale, d’après Global Mangrove Watch.
